Ours brun, sculpture en raku de Joanna Hair
Joanna Hair
« Ours brun » - Raku - 22 x 33 x 14 cm

La technique du raku est un procédé de cuisson. Il est le résultat d’une technique d’émaillage d’origine coréenne qui s’est développée au Japon durant le XVIème siècle. Cette technique est longtemps destinée essentiellement à la fabrication de bols pour la cérémonie du thé. 

Les pièces sont cuites une première fois, puis émaillées pour une seconde cuisson. Sortant du four, incandescentes, les pièces sont manipulées à l’aide de pinces. Elles subissent un choc thermique immédiat et important. L’émail craquelle selon le temps resté à l’air et selon l’épaisseur posée par l’artiste. Ensuite, toujours en fusion, les sculptures sont enfouies dans de la sciure de bois. L’enfumage provoqué, pénètre dans les craquelures et les noircit en profondeur. En réduction d’oxygène, le noir de fumée se fixe de manière indélébile et également sur les parties non émaillées. Les émaux ainsi chargés d’oxydes, comme par exemple le cuivre, l’argent, le cobalt ou le fer rouge, produisent des richesses de lustres métallisés. La multitude des paramètres mis en jeu permet d’obtenir des résultats variant à l’infini.

Après le refroidissement, les pièces sont nettoyées à l’eau sous pression pour enlever tous les résidus de suie et de cendre.

Quelques sculpteurs ont tenté, avec grand succès, cette technique pour des volumes plus importants. Ils utilisent souvent une terre très chamottée, qui permet également aux pièces une bonne résistance aux écarts de température.

Joanna Hair a commencé la pratique du Raku en 1985.

Le mot raku vient d’un idéogramme gravé sur un sceau d’or qui fut offert en 1598 par Taiko, maître servant de la cérémonie du thé, au coréen Chöjiro Raku, que l’on prétend être le premier à mettre en œuvre cette cuisson de poterie.

L’implication des potiers et des sculpteurs dans le raku fait souvent écho à sa philosophie, à ses racines et à son sens culturel. 

Certains disent que Raku signifie :

le bonheur dans le hasard
qui raconte par ses contraintes
l’histoire de la terre, du feu et de l’eau