J’ai eu la chance de rencontrer Gérard Fournier grâce à Jean-Pierre Dall’Anese et j’ai pu l’inviter la première fois lors de l’exposition collective au domaine des Vigiers « Sculptures au jardin 2016 ». A ce moment-là des sculptures en petits formats ont intégrées la galerie et sont venues enrichir la variété des propositions.
Né en 1948, Gérard Fournier se dirige très tôt vers une recherche d’harmonie avec la nature. Séduit par la structure de différentes pierres, schiste, ardoise ou granit, il les redresse, les illumine et les humanise en y incrustant des blocs de verre, de cristal ou de pâte de verre. Il utilise parfois de la feuille d’or ou certains pigments naturels. Du mariage de l’opacité avec la transparence surgit une émotion où la fragilité n’est qu’illusion.
Toujours fasciné par les surprises de la lumière traversante, tant dans la nature que dans l’architecture, son attention garde ce cap dans tout son travail. Ses grandes colonnes, comme des totems ou des sentinelles, plantées une à une dans les paysages captent la lumière du soleil ou de la lune, avec une formidable subtilité. Ses plus petites sculptures de basalte, de granit ou de schiste, également incrustées de lumières traversantes, nous enchante et nous laisse parfois percevoir un monde animal ou végétal, dans une abstraction délicate et poétique. Gérard Fournier est également photographe et présente son travail dans plusieurs galeries depuis plus de 40 ans. B.G.
Il a intégré la galerie de Bergerac en 2016.