Bénédicte
Giniaux

Dans le centre historique de la ville de Bergerac, face au célèbre Cloître des Récollets et à quelques mètres de la statue de Cyrano, j’expose le travail de quelques artistes. Depuis 1994, je vais à la rencontre de différents artistes avec passion. Après avoir organisé de nombreuses expositions en région parisienne et particulièrement dans l’Oise, j’ai choisi la Dordogne pour ouvrir cette galerie. Les artistes permanents qui m’accompagnent, sont principalement des peintres et sculpteurs avec qui je travaille depuis bien longtemps. Je les ai choisis pour leur personnalité et la qualité de leur travail. Une sélection qui s’est faite naturellement, avec le temps, et de manière évidemment subjective. L’identité d’une galerie se façonne par le choix des artistes exposés. L’art animalier est très présent avec le travail de certains, d’autres rendent davantage hommage aux humains par un regard poétique ou philosophique, par des témoignages de voyages, par la captation de scènes de vie insolites ou quotidiennes. Quelques subtiles natures mortes enrichissent également la galerie, lieu de relais entre l’atelier et l’acquéreur. Dans la lumière de son atelier, un artiste transcende une émotion, dénonce une réalité, tend vers un mouvement, imagine une suspension, suggère un dialogue, partage avec humour, traite avec tendresse et découvre parfois que le sujet n’est que prétexte. Qu’il soit voyageur ou rêveur, son imagination honore une véritable maîtrise de diverses techniques. Il est en recherche constante, explorateur de propositions, mais aussi de matières et de matériaux, tendu en permanence vers la conception d’œuvres originales. Engagé, solitaire et exigeant, lorsque la certitude dort sous le doute, chacun, dans son univers personnel de création, garde un regard à la fois posé et confiant sur son travail.

Les artistes présents dans la galerie travaillent avec d’autres galeries en France ou à l’étranger.

Rencontre avec Marie Dominique Privé, France Bleu Périgord (2011)

Comment avez-vous choisi ces artistes ?
En organisant des expositions collectives, j’ai eu la chance de rencontrer de nombreux artistes durant des années. La sélection actuelle s’est faite naturellement avec le temps et de manière tout à fait subjective, comme toujours. Lorsque j’invite un artiste à participer à une exposition, j’invite autant la personne que son travail.

Vous avez une sélection très figurative. Pourquoi ce choix ?
Ce n’est pas un choix, ça s’est imposé très naturellement avec l’art animalier qui est toujours bien vivant dans la galerie. Ayant organisé des expositions avec des artistes qui rendaient hommage aux chevaux, je suis allée dans de nombreux ateliers d’art figuratif et j’y ai souvent trouvé un grand intérêt avec beaucoup de respect. C’est en fait la principale raison. Cependant il y a souvent un vrai travail d’abstraction dans de nombreux tableaux présentés dans la galerie. J’aime la matière, la pâte et les techniques mixtes. L’art figuratif offre un univers extrêmement vaste par les différents sujets traités et les techniques employées. La personnalité s’exprime aussi dans le geste, le modelage, la singularité de certains contours, les pigments. Dans le travail figuratif, y a toujours tant à découvrir et tant à proposer!

Comment a été accueillie cette galerie à Bergerac ?
En fait, c’est la première galerie d’art à Bergerac qui présente des artistes permanents. Les amateurs d’art me remercient et m’encourage, ils apprécient la qualité et la diversité. De nombreux habitués reviennent découvrir les dernières œuvres présentées. Je suis toujours émue lorsqu’une personne entre dans la galerie et reconnaît tel ou tel artiste qu’il a connu à d’autres occasions, dans d’autres villes ou même à l’étranger pour certains. Les collectionneurs d’art sont enchantés.

Est-ce que les visiteurs s’intéressent à la vie des artistes ?
Assez peu et cela doit venir du fait que les artistes de la galerie ont des propositions assez claires, humoristiques parfois, souvent subtiles, délicates aussi. J’ai écrit et affiché un texte pour présenter chacun d’eux et ceci est certainement suffisant. Par contre les visiteurs me demandent souvent d’expliquer les techniques. Alors je raconte fréquemment les étapes de la fabrication du Raku ou d’un bronze, le travail de fond d’un tableau ou les techniques de collages. Les visiteurs ne connaissent pas toujours le travail d’une fonderie d’art et les cinq étapes nécessaires à la réalisation d’un bronze. Cinq étapes qui correspondent d’ailleurs à cinq métiers. J’explique souvent cela à l’aide de quelques photos. Dans l’Oise, j’organisais une grande exposition annuelle chaque printemps en ne présentant que des bronzes. C’était vraiment magnifique ; il y avait environ une centaine de sculptures. « On dit que le fondeur est la troisième main du sculpteur ». Le bronze est fascinant. Les visiteurs expriment facilement leurs émotions. Il arrive souvent de discuter face à un tableau ou autour d’une sculpture de longues minutes. C’est toujours émouvant. Lorsque qu’une personne est troublée par une œuvre d’art, le plus souvent l’émotion ressentie réveille quelque chose qui lui appartient de manière consciente ou inconsciente. Il y a alors un langage, une couleur, un style, une matière reconnue, parfois même une odeur retrouvée, une ambiance évidemment. Un ami sculpteur, Jacob Pakciarz, a écrit : « Sculpter non seul le marbre, mais l’espace alentour » ou encore «L’art commence là où la matière s’arrête ». Il m’a beaucoup appris. J’apprends toujours auprès des artistes.

Vous dites refuser des demandes d’artistes qui souhaitent exposer dans votre galerie.
Oui, évidemment, j’ai au moins une demande par jour et ceci depuis des années. Beaucoup d’artistes cherchent à exposer en galerie. Aux amateurs, je conseille de participer à des expositions collectives organisées autour de chez eux. Il faut des années à un artiste talentueux pour être reconnu ; les comédiens ou les musiciens vivent le même parcours difficile. Ce n’est jamais un artiste qui peut se déclarer artiste, mais bien et bien uniquement le public qui se déplace pour lui et les galeries qui le représentent. Aux professionnels, même si leur travail me touche, je réponds que je ne peux pas agrandir les murs, mais que si je crée de nouveaux événements et selon leur travail … peut-être …

Ce qui veut dire qu’un artiste peut travailler avec plusieurs galeries?
Oui, bien sûr, tous les artistes qui exposent ici, travaillent avec d’autres galeries qu’ils ont choisies. Plus l’artiste est présenté, et représenté, plus il sera vu et connu. Lorsque plusieurs galeries proposent le travail d’un même artiste, il se sent évidemment soutenu et les galeristes de leur côté le défendent avec une plus grande assurance. L’exclusivité ne me semble juste que lorsque la réputation est internationale. La galerie prend finalement le rôle d’agent. C’est aussi extrêmement passionnant, mais c’est une autre manière de travailler, un autre métier, une autre complicité.

Il doit y avoir une relation particulière entre un artiste et son galériste ?
Evidemment, surtout si nous souhaitons nous engager sur du long terme, comme c’est le cas dans ma galerie. J’ai toujours travaillé en confiance et il me semble que c’est le plus beau des contrats. Il n’y a pas de règle dans le fonctionnement d’une galerie. Elle est à l’image de celui ou de celle qui la mène. Au quotidien, c’est un travail de communication permanent. Il faut faire connaître les artistes individuellement et la galerie dans son ensemble. La vie d’une galerie est un travail d’équipe et la vie « commerciale » d’un artiste également. Chez moi, les artistes n’ont pas tous la même renommée, ni le même écho auprès du public. Alors chacun influence à sa manière l’ambiance intérieure et les plus connus attirent un public qui découvre d’autres artistes.

Existe-t-il un lien, un point commun entre vos artistes ?
Je crois tout simplement que le lien c’est moi, car je les ai choisis et je les ai invités à participer à l’aventure de ma galerie. Entre eux, peu se connaissent. Le plus jeune est né en 1973 et la doyenne en 1932. Ils ont tous des parcours très différents. C’est passionnant d’écouter chacun dans la dynamique de ses projets. Un jour, une dame qui découvrait la galerie m’a dit : «on voit bien que c’est la même personne qui a sélectionné les artistes, c’est vraiment cohérent, on se sent bien dans chacun de ces univers, merci de ce moment de rêverie» C’était un beau cadeau ce jour là.

Organisez-vous des expositions individuelles ?
C’est une question difficile. En arrivant en Dordogne, j’ai cru, les premiers mois, que j’allais mettre en avant le travail de l’un ou de l’autre sur une courte période. Le plus compliqué pour moi n’est pas de mettre un artiste en avant, mais plutôt d’en mettre un certain nombre au placard. Tous les artistes ont besoin d’être vus. Et puis j’observe à quel point les visiteurs sont enchantés de la diversité. Bergerac est une petite ville et j’avais déjà remarqué ce choix collectif dans quelques très belles galeries de province, c’est certainement significatif. Dans quelques années, j’envisagerai peut-être une programmation différente. La galerie est en mouvement permanent car les coups de cœur sont emportés aussitôt, et je change la mise en place très souvent. J’organise parfois un événement autour d’un artiste pour un week-end ou pour quinze jours. Je reste très attentive à ce sujet. La galerie doit trouver son rythme.

Il y a une ambiance particulière ici, alors que l’on entend souvent parler de « froideur » en poussant la porte d’une galerie.
Cela vient, au premier abord, du choix des murs. J’ai restauré cet espace avec des panneaux utilisés dans le bâtiment, composés de lamelles de bois. Ensuite et surtout, quel que soit l’art proposé, je pense que tout artiste offre à son public une forme de langage à partager, allant de la séduction à la provocation. Pour ma part, tout en étant engagée et passionnée, je ne suis pas une révoltée, alors je ne peux pas défendre un travail qui m’agresse ou me provoque. Ainsi, vous ne trouverez jamais dans ma galerie des tableaux ou des sculptures qui agressent par leur sujet ou par le traitement. Vous ne trouverez pas non plus des œuvres qui demandent des explications afin de justifier le propos. Dans une œuvre, sculpture, tableau, livre, film … j’ai besoin d’y trouver une sorte de nourriture, quelque chose qui me bouscule, me rende différente, m’enrichisse, m’interroge, m’offre une rêverie, m’apporte une réflexion parfois difficile ou douloureuse. Mais je ne peux pas rester devant une œuvre qui me démunit, prend de mon énergie ou ronge un petit quelque chose de mon intimité. Je souhaite qu’ici chaque œuvre garde une vraie présence au sein de l’espace réservé à l’artiste et que l’ensemble s’isole pour vivre dans son entité. Lorsqu’une personne s’intéresse davantage à un artiste, je lui présente tout ce que j’ai en réserve le concernant. C’est toujours un vrai bonheur quand on me le demande. Tout à coup la galerie est envahie !

Maintenant que vous êtes à Bergerac, comment faites-vous pour recevoir les œuvres ? Les artistes viennent-ils jusqu’ici ?
Il n’y a pas règle : soit ils viennent et nous faisons une sélection de ce qu’ils apportent ; soit je vais dans les ateliers, et c’est ce que je préfère. Parfois j’y vois des œuvres que l’artiste n’aurait pas imaginé présenter. J’aime prendre ce temps là et j’en ai besoin. Au delà de la qualité des œuvres, ce qui me touche le plus c’est le regard de l’artiste sur son propre travail et ça, c’est vraiment un partage dans l’atelier.

Est-ce qu’il est difficile de fixer les prix ?
Pas du tout. D’ailleurs chez moi, ce sont les artistes qui donnent leurs prix ; je me suis toujours positionnée de cette manière. Je peux les conseiller, mais les prix ne changent pas d’une galerie à l’autre. Globalement, dans la galerie, les prix se tiennent d’un artiste à l’autre et c’est pour moi un formidable signe de cohérence.

Comment vous placez-vous face au marché de l’Art ? Et qu’en pensez-vous ?
C’est une question difficile, qui demande beaucoup de prudence et de recul. Il y a tout d’abord, les grands marchands de la place internationale, qui travaillent avec de riches collectionneurs et surtout avec tous les musées du monde. C’est à eux qu’il faut poser cette question. Il y a dans leur travail une passion de l’art, certainement, mais aussi une démarche de placement financier assuré. Ensuite il y a des grands galeristes très bien placés dans toutes les capitales. Je ne suis pas dans ces registres, même si je peux espérer pour chacun des artistes que je défends, qu’il soit un jour présent dans de grands musées en France et à l’étranger. C’est d’ailleurs le cas pour certains d’entre eux. Aujourd’hui les collectionneurs et les amateurs qui entrent dans ma galerie viennent avant tout acheter un vrai coup de cœur. Ici il s’agit d’un achat dans le bonheur, sans stress. Les prix restent tout à fait accessibles. Ce sont peut-être les prix qui positionnent les galeries dans le monde professionnel, je ne sais pas. Je suis très contente d’avoir choisi une petite ville de Dordogne. Je travaille encore beaucoup pour faire connaître la galerie. La presse participe et le bouche à oreille fonctionne très bien.

Vous dites facilement que dans la vie, la chose qui vous intéresse le plus, c’est la création ?
Oui, c’est vrai, la création artistique est ma seule priorité, c’est un éternel partage. C’est un regard particulier, une écoute. Personne ne peut s’investir seul dans la création, il est nécessaire de s’imprégner et de découvrir. Il est indispensable d’absorber, d’ingurgiter, de dévorer et d’absorber des odeurs, des couleurs, des ambiances, des colères, des joies, des lenteurs, des stress, des soleils, des nuits noires, des bulles de savon ou encore le sourire d’un arbre et tant d’autres mystères qui passent discrètement, délicatement. L’imprévu est toujours bien accueilli. Attentif et curieux, l’artiste guette chaque idée nouvelle, cela m’émerveille. Il est indispensable de prendre le temps d’observer, de rencontrer, de toucher, de caresser, de se mettre dans la peau de…, d’y croire, d’y être, d’oser. Alors, ensuite et seulement ensuite, vient le temps de l’élan, de la créativité dans l’intensité, pour exprimer, formuler ou sensibiliser. J’avais écrit cela : « Une personne et une technique se confondent dans un atelier : au-delà d’eux-mêmes, une œuvre d’art voit le jour. Un tableau, une sculpture devient ainsi une entité dans un langage sensible et universel. Qu’elle soit déchirement ou souffrance, bonheur ou apaisement, cette œuvre d’art, par sa création et son cheminement, est inévitablement dissociée de l’artiste au moment où il la signe. J’ai besoin de sentir cette fusion entre une personne et sa technique, cette fusion qui donne naissance à la dimension plastique, esthétique et émotionnelle. »
Dans mon rôle d’intermédiaire, de relais, j’aime profondément faire partager ma passion et inviter le public à découvrir tout cela !

Vous avez déjà des projets hors les murs ?
J’ai mis en place en été 2012 une exposition biennale « Sculptures au Jardin » chez des viticulteurs, Laurent et Sylvie de Boresdon, au Château Belingard, à quelques kilomètres de Bergerac. En 2014 ce sera chez un autre viticulteur. Cet été 2013 j’organise une grande exposition en partenariat avec la ville de Bergerac pour Emmanuel Michel. Ma galerie est trop petite pour accueillir ce genre d’événement. Ensuite, grâce à un partenariat avec la ville de Sarlat, je présente des sculptures de Sophie Verger dans un merveilleux petit jardin. Enfin un partenariat avec la plus ancienne galerie d’art de Sarlat, la Galerie Montaigne, me permet de d’exposer quelques œuvres sur ces cimaises. J’aime tisser des liens.

INTERVIEW

Ecriture

Les moments d’ écriture sont d’un bonheur intense lorsqu’en venant s’asseoir à une table, nourri d’une idée, d’une saveur, d’une couleur, un sentiment apparaît à la lumière de mots. Ils chantent ensemble l’intention, encore dans l’ombre un instant auparavant et l’auteur la découvre sous sa plume.

Cette page, comme un miroir, sait si bien renvoyer ce que l’on ressent, ce que l’on pense, ce que l’on veut comprendre, entendre ou partager. Quand l’auteur, chargé d’émotions, offre au vide blanc de la page ce qu’il veut éclairer ou donner, la feuille est toujours là, docile, disponible, attentive et réceptive.

Il n’y a pas plus honnête que la page blanche. Elle vit les bras ouverts à la vie. Ecrire une page, en désirant entendre couler dans la lenteur, le flot intense de ses sentiments affectifs, collectifs, artistiques ou politiques, alors les mots baignent avec aisance dans la clarté des propos : le sens des profondeurs n’a pas de maquillage.

L’auteur face à une page et une page face à l’auteur, à deux ils peuvent connaître de si beaux voyages.  Une page invite toujours d’autres pages, que l’auteur ignore avant de s’asseoir.

Bénédicte Giniaux – 2006

Vers 2014

Si une journée se cache dans un pétale

une fleur dans une semaine

une branche dans un mois

une vie dans une forêt

les sous bois racontent des histoires

Si une journée se cache dans une couleur

une semaine dans un camaïeu

un mois dans un arc en ciel

une vie dans le soleil

la lune garde ses mystères

du cailloux au volcan

de la goutte d’eau à l’océan

une fourmi est amoureuse d’un éléphant

un épi de blé converse avec un coquelicot

peut-être

il me semble qu’une vie ne suffit pas à apprendre

le Respect de la Vie

Jour après jour,

vers cette nouvelle année

B.G.

Le bonheur des citations

Citations accrochées dans les arbres lors de l’exposition « SCULPTURES AU JARDIN » en 2012 au Château Bélingard.

L’art commence là où la matière s’arrête.
Jacob Pakciarz

Imaginer une vie sans artiste est inimaginable.
B. G

Toute sculpture appartient à celui ou celle qui la regarde.
B. G

Un artiste est souvent le témoin d’une sensation réelle et partagée.
B. G

L’art est un pâtre obscur qui marche les pieds nus.
Victor Hugo

L’art est un pas de la nature vers l’infini.
Khalil Gibran

L’œuvre surgit dans son temps et de son temps, mais elle devient œuvre d’art par ce qui lui échappe.
André Malraux

La création est allusions.
Jean-Pierre Hanniet

Paris VIème, 29 rue Cassette, Lundi 24 juin 1907,
Les œuvres d’art sont toujours le résultat d’un danger couru, d’une expérience conduite jusqu’au bout, jusqu’où personne ne peut aller plus loin. Plus on va loin, plus le vécu devient singulier, personnel , unique, et l’œuvre d’art est enfin l’expression nécessaire, irrépressible, aussi définitive que possible, de cette singularité …   Et si l’œuvre d’art constitue une aide considérable pour celui qui la crée, c’est précisément qu’elle est l’essence de sa vie ; le grain du rosaire où c’est sa vie même qui prie, la preuve sans cesse renouvelée de son unité et de sa véracité, preuve qui ne s’adresse qu’à lui-même et ne se manifeste à l’extérieur qu’anonymement, comme nécessité, comme réalité, comme être.
(Lettres sur Cézanne) Rainer Maria Rilke

La création est, terre à terre, longue suite d’opérations :
addition de recherches, d’échecs, de réussites, de réflexions
multiplication d’élans et d’actes complémentaires, contradictoires
soustraction de l’inutile pour vivre l’essentiel
division des difficultés pour mener la bête vers les cimes.

Jean-Pierre Hanniet

L’art est le lieu de la liberté parfaite.
André Suarès

L’artiste est un mouton qui se sépare du troupeau.
Witold Gombrowicz

Il n’y a pas de norme. Tous les hommes sont des exceptions à une règle qui n’existe pas.
Fernando Pessoa

Tout l’intérêt de l’art se trouve dans le commencement. Après le commencement, c’est déjà la fin.
Pablo Picasso

L’art n’est pas une imitation mais une conquête.
André Suarès

Les grands artistes ont du hasard dans leur talent et du talent dans leur hasard.
Victor Hugo

J’entends passer le vent, et je trouve que rien que pour entendre passer le vent, il vaut la peine d’être né.
Fernando Pessoa

La vie est le don propre de l’artiste : la vie seule est la marque de l’art. Où il y a un homme vivant, il y a une œuvre d’art.
André Suarès

L’art, c’est la possibilité de découvrir que la réalité est bien meilleure qu’elle ne parait.
Jacques Salomé

Donner ce qui dort au fond de soi et qui appartient à tous, voilà souvent la vie d’un artiste.
B.G

La force et l’aura du travail d’un artiste dépendent de sa propre liberté intérieure.
B.G

Qu’une œuvre offre un message, fasse référence à des symboles, puise sa source dans la mythologie, la religion,
la psychanalyse ou la philosophie
il s’agit toujours d’une proposition et d’un échange
car il y a don de soi.

B.G

Qu’il soit peintre, sculpteur, cinéaste, chorégraphe,  photographe ou magicien sa main signera l’intention.
B.G

Sculpter non seul le marbre mais l’espace alentour.
Jacob Pakciarz

AVANT 2010

http://www.forvil.fr/

Bénédicte Giniaux a commencé en 1994 à organiser de nombreux évènements dans l’Oise et en région parisienne.
Le site de FORVIL retrace l’historique de ce travail :

rencontres
manifestations
expositions
printemps des poètes
marché de la poésie
salons
soirées